Festival des Templiers - Le marathon du Larzac

Le festival des Templiers, fait partie des rendez-vous presque incontournables du chevalier trailer !!

Pour ma part c'est ma 3ème participation à l'une des courses proposées, car les formats ne manquent pas, il y en a pour tous les goûts, 12 au total + pour les kids et même de la marche !

En 2014 j'étais sur la course des grands, la Grande course des Templiers (75km et 3500m de D+), en 2017 j'étais sur le marathon des Causses (38km et 1800m de D+), donc cette année avec mon pote Greg, on s'est rendu sur le marathon du Larzac (37,5km et 1500m de D+), un format bien adapté pour travailler à la fois la bosse et la vitesse.

Ce rdv avait aussi un goût particulier car l'année dernière Greg et moi avons explosé en plein vol et fini au mental, alors cette année on voulait notre revanche.

Le profil de l'étape du jour et la tenue !!
Le profil de l'étape du jour et la tenue !!

Le profil de l'étape du jour et la tenue !!

Personnellement j'abordais cette course avec une sérénité partagée car après avoir passé un été plutôt orienté barbecues, bonnes bouffes, plaisir de la vie car il en faut aussi et très peu sportif, je me suis remis en selle début septembre avec des entraînements sérieux où je commence seulement à voir les bénéfices, car il est bien connu que l'on perd bien plus vite que l'on gagne dans ce sport, sans parler du poids de forme qui s'envole aussi !!!! 

Sans compter que ces derniers mois, le rythme de vie professionnel, familial et sportif est très chargé, avec un déficit de sommeil certain car les nuits sont loin d'être réparatrices, mais nous ne sommes pas des champions du mond , on en vit pas comme je dis souvent, ça reste un plaisir, une passion alors on essaye d'articuler tout ça de la meilleure des façons pour gérer l'ensemble au mieux !

Le départ est donné autour des 14h le jeudi de la maison avec Greg, le trajet se passe bien, on fait un peu les touristes en passant par quelques petites routes de la France profonde, c'est plutôt sympa et on arrive autour des 18h sur place pour aller récupérer les clefs de la chambre d'hôtel, puis on file aux dossards + salon !

Le dossard déterminé par note cote ITRA (Indice de performance du coureur), sera le 7008 pour Greg et 7018 pour moi. On en profite aussi pour faire un tour sur le salon, pour ma part je passe saluer les personnes du stand UGLOW, car en tant que nouvel ambassadeur 2019 de la marque, je passe me présenter et essayer un short afin de connaître ma taille pour les prochaines commandes.

On en profite ensuite pour retrouver aussi les copains de Lyon, Caro, Marion et Nico, puis se faire le restau d'avant course avec le menu du sportif à base de poulet et de féculents !!

Puis on ne tarde pas trop pour rentrer à l'hôtel car le réveil va piquer.

Le marathon du Larzac c'est pour ça qu'on l'a choisi aussi, c'est qu'il part d'un point A Pierrefiche en Larzac en l’occurrence, pour arriver à un point B (Millau comme toutes les courses), un parcours plus sauvage, plus intimiste à travers les fermes, un parcours un peu moins cassant que les Causses et un départ matinal à la fraîche, frontale rivée sur le front ! Il faudra donc prendre la navette de 5h45 pour se rendre au départ, qui sera lancé à 7h.

On prépare donc nos affaires la veille pour être serein et on file se coucher ! La nuit ne fût pas fameuse, avec quelques réveils toutes les 2h, un peu normal avant la course, je me lève même avant le réveil et je me sent plutôt bien, sûrement lié à l’excitation de la course !!!! :-)

Une douche, un petit déj' englouti dans la chambre qu'on avait acheté la veille car forcément à cette heure matinale l'hôtel ne propose pas le petit déj, ça sera donc café soluble, pain au lait avec blanc de dinde, compote et quelques petits gâteaux secs !!

 

 

Dans le bus navette et sur la ligne de départ !
Dans le bus navette et sur la ligne de départ !
Dans le bus navette et sur la ligne de départ !

Dans le bus navette et sur la ligne de départ !

On arrive sur place après une petite demie-heure de bus, il fait frais, le ciel est bien étoilé, nous devrions avoir de bonnes conditions ! Place donc à l'échauffement car le départ risque d'être un peu soutenu même si je ne souhaite pas partir au carton, mais plutôt me mettre dans un bon groupe rapidement et rester en observation jusqu'à Massebiau (ravito en eau et surtout au pied de la grosse bosse du parcours, km 29) !

Puis l'heure est venue de se placer sur la ligne, on se souhaite une bonne course, la traditionnelle musique Ameno d'ERA retentit, ça donne toujours quelques frissons puis place au décompte !!

C'est parti, la meute est lancée sur route faux plat descendant, puis légèrement montant, Greg est en vue devant il a pris aussi le bon tempo, Caro doit être pas loin derrière, puis on bifurque rapidement sur un petit sentier qui alterne plat et faux plats montants, je cours, je trouve mon rythme, je reste prudent car la route est longue malgré tout et frontale tout éclairée il faut faire attention où on pose les pieds quand même !! :-)

Les km défilent plutôt bien, je me sent bien, je pense être dans le bon groupe, devant ça cavale fort. Je garde plutôt en ligne de mire quelques coureurs devant moi. On alterne des plats, des petites descentes et quelques petites bosses qui passent plutôt bien. 

Je me prends même à mener l'allure pendant 7 ou 8 km sur un single assez sinueux, il faut lever les pieds et bien faire attention car il fait encore nuit. Je tape à 2 reprises une racine ou une pierre car je veux garder l'allure et j'avoue qu'avec 3 ou 4 coureurs aux trousses il ne faut pas chaumer !

Celui juste derrière me fait justement la remarque que l'allure est bonne et que j'emmène en même temps la première féminine (je pense à Caro qui ne doit pas être très loin).

Caro pour la petite histoire est une copine lyonnaise du Team Rrun Lyon, donc que je connais bien et avec qui j'avais partagé une partie du Trail Givré en début d'année. J'avais terminé quelques secondes derrière elle et j'avais remarqué que notre niveau était proche, qu'elle était costaud dans les bosses avec un bon rythme, mais aussi sur la relance. Donc quand j'ai su qu'on serait ensemble sur la même course j'ai de suite pensé au même scénario !!! 

Revenons à la course, je continue donc en descente, sur des plats qui zigzag, quelques passages techniques où il faut enjamber les rochers, puis dès que possible je maintiens le rythme plutôt bon jusque là. 

On arrive au pied d'une petite bosse, je vois une fille me doubler, visiblement la première féminine, elle grimpe bien, je n'essaye pas spécialement de la suivre, je monte à mon rythme, puis juste derrière Caro me dépasse et m'encourage.

Bon et bien on va pousser un peu plus et augmenter l'allure cette fois-ci, l'idée sur cette course était de ne pas se mettre dans le rouge trop vite car la dernière difficulté va faire mal.

J'emboite le pas derrière Caro, on monte au train, on monte plutôt bien, on remonte sur un coureur, on ralentit un peu car il est difficile de doubler, mais je tente quand même sur le côté, je passe Caro en l'encourageant de prendre mon pas cette fois-ci puis on dépasse le coureur en question. On arrive sur du plat puis place à la descente avant un petit coup de cul puis une partie plate sur sentier et pour finir sur la route où l'on court côte à côte pour rejoindre le premier ravito de la course, km 18 à la montre en 1h50' avec pas loin de 800m de D+ de fait, 25ème ex aequo d'après le live (quelques hectomètres avant un monsieur nous avait annoncé 26 et 27km), je me dis ouhaou top moi qui voulait être au contact des 20 premiers, je suis dans le bon tempo.

Caro fera un ravito express, plus rapide que moi, elle me dit qu'elle repart, je lui dit qu'elle aille évidemment, elle ne va pas m'attendre, je prends une ou 2 minutes de plus pour faire le plein et grignoter 3 bricoles, puis c'est reparti, mais Caro n'est pas en ligne de mire.

Je repars donc tout seul, sur le plateau des Causses, la frontale est éteinte ça y est et même rangée. Personne devant, personne derrière, le balisage est bon, je suis bien sur le bon sentier. J'allonge la foulée, puis c'est le moment d'inattention, bis je tape une pierre ou une racine et je m'étale tout du long, sans gravité heureusement, je me relève et repars de suite, puis 2ème moment d'inattention qui m'emmène sur une autre trace, mais le balisage est tellement rapproché que je m'en rend compte de suite, je fais demi-tour, puis retrouve rapidement la trace.

Un coureur arrive à ce moment là, me laisse gentiment passer, puis je le distancerai rapidement, je continue à être seul en surveillant bien la rivalise et même doublé par le marquage au sol ! 

Les km défilent, pas de Caro en vue, personne d'ailleurs, je me pose même la question par moment si je suis bien sur le bon tracé.

Place cette fois à une longue descente de 3 bons km, je croise un coureur à contre-sens visiblement égaré, il est sur une autre course et semble perdu. Il me demande où ça mène mais je suis incapable de lui dire, je ne connais pas, désolé pour lui.

Je continue mon chemin, je croise un monsieur et en profite pour lui demander au passage si nous allons bien en direction de Massebiau, il me confirme que oui, donc ouf je suis bien sur le bon tracé, mais toujours personne en vue, c'est un peu déstabilisant !

Puis quelques mètres plus loin, le coureur que j'avais croisé me double, il est visiblement le premier de l'autre course (un 30km, la Rock'Shot apparemment), je continue donc mon chemin à bonne allure, cette descente est agréable à courir, puis léger replat, petit faux plat, virage à gauche, on passe sur un pont, ça y est je reconnais, c'est le passage de la grande course que j'avais faite en 2014. On retrouve de la civilisation, du monde est là pour nous encourager, ça fait plaisir, les jambes sont bonnes et surtout prêtes à affronter le mur qui nous attend !!!

Et oui la montre indique un peu plus de 800m de dénivelé de fait, alors qu'on en a 1500m à faire...et il reste un peu moins de 9km, ça promet !!

J'arrive donc au point de ravitaillement en eau, à Massebiau, je fait vite car je vois des coureurs passer, reste à savoir sur quelle course ils sont, mais je pointe apparemment d'après le live à la 29ème place (je le saurai qu'après). 

Une portion plate en sous bois et mon passage au ravito de Massebiau grâce au livetrail
Une portion plate en sous bois et mon passage au ravito de Massebiau grâce au livetrail

Une portion plate en sous bois et mon passage au ravito de Massebiau grâce au livetrail

Ma stratégie est la suivante, je connais bien le dernier ravito, le Cade à 5km de l'arrivée, l'idée en tête c'est de vite faire le plein ici pour ne pas s'arrêter au Cade, là où d'autres auront peut-être prévu de s'arrêter.

Je repars dans direct dans la pente raide, sur bitume pour quelques mètres, puis rapidement sur un petit sentier qui monte qui monte et qui n'en fini pas. Il faut mettre les mains à plusieurs reprises sur les cuisses pour avancer, j'essaye même par moment de trottiner mais c'est tellement raide que je me fatigue pour rien. J'ai la forme alors je marche vite, je remonte 1, puis 2, puis 3...puis au final 6 coureurs dans cette bosse d'un peu plus de 3km et presque 500m de D+, il fallait mieux ne pas être trop entamé pour la passer celle-ci je vous assure. Seul le 2ème de la Rock'Shot m'aura dépassé, je suis plutôt très satisfait.

D'autant plus satisfait quand je me rends compte en arrivant à l'antenne, le point culminant de la course, que nous en passerons pas par la partie d'escalade du Pouncho d'Agast (un mur, une successions de rochers où l'on mets les mains).

Je relance donc rapidement sur les portions plates, j'ai la première féminine de la Rock'Shot qui me dépasse. On poursuit sur un single en balcon, c'est super chouette, j'aperçois le viaduc de Millau au loin, puis on repart en sous bois, un autre coureur du 30km me dépasse, puis après une succession de virage sur un chemin forestier, je distingue la ferme du Cade, dernier ravito de la course. Je passe un coureur qui est sur mon format, dans le ravito, je prends quelques bricoles au passage (tucs, banane et petit morceau de fromage), puis repars aussitôt, pour m'attaquer au 5 derniers km ! 

Je me sent super bien, je suis passé 25ème d'après le live (j'ai donc remonté sûrement des coureurs du 30km aussi), mais surtout je me surprends moi même car d'habitude à cet endroit je suis bien entamé !!

De bonne augure pour finir ces 5 bons km qu'il reste, toujours pas de Caro en vue !!! D'après le live, on a mit le même temps pour grimper au Cade, il y a un écart de 4min qui nous sépare.

La suite se déroule sur une piste forestière où je peux dérouler les jambes tout en finissant de grignoter mes victuailles, puis on passe rapidement en sous bois sur un single terriblement pentu, glissant où il faut vraiment faire attention sinon en s'envole dans le décor !

Je descends donc assez rapidement car je vois l'heure tourner et me rapprocher des 4h, j'ai un ou 2 coureurs aux trousses que je laissent filer car je ne veux pas prendre des risques inutiles, ils sont sur la Rock'Shot.

Les km défilent, je passe le 36ème km en moins de 4h, plutôt satisfait, puis on enchaîne avec un tout petit coup de cul qui va nous emmener au fameux passage de la grotte du hibou, une ambiance plutôt sympa où il faut tout de même faire preuve de vigilance car on n'y voit pas grand chose avant de retrouver la lueur du jour !!

Je ressors de là, je poursuis en descente il doit rester un peu plus d'un km, ça descend, ça se court bien, j'ai un coureur en ligne de mire voir 2 même, mais je ne sais pas sur quelle course ils sont. J'allonge la foulée car la finish line approche et le but étant vraiment de donner le max tellement les sensations sont bonnes.

Je descends donc à bonne allure,

Apperçu de la grotte du hibou prise sur le net !
Apperçu de la grotte du hibou prise sur le net !

Apperçu de la grotte du hibou prise sur le net !

Je ressors de là, je poursuis en descente il doit rester un peu plus d'un km, ça descend, ça se court bien, j'ai un coureur en ligne de mire voir 2 même, mais je ne sais pas sur quelle course ils sont. J'allonge la foulée car la finish line approche et le but étant vraiment de donner le max tellement les sensations sont bonnes.

Je descends donc à bonne allure, je reviens sur un coureur, je dévale les quelques marches à 300m de l'arrivée à peine, petit passage dans l'herbe avec les spectateurs qui nous encouragent, j'entends le speaker annoncer mon arrivée (grâce au bip livetrail quelques mètres avant), j'arrive même à dépasser le coureur que j'avais en vue devant (il s'avère qu'il était sur la même course que moi, c'est donc une place de gagnée), je grimpe à toute allure les quelques marches qui vont ensuite me mener sur le plat qui précède la fameuse arche mythique en bois des Templiers, je passe la ligne en 4h05' à la 22ème place, je suis heureux de ma course et je retrouve Caro & Greg qui sont juste là pour m'accueillir, c'est top.

Caro finira 4 min devant moi, on aura vraiment pas été loin sur cette 2ème partie de course sans se voir, elle termine 21ème, 2 filles et 1ère V1F, bravo !

Et Greg, un méga respect pour sa performance de 3h35' et une très belle 8ème place, bravo mon pote !

Dernière descente et l'arrivée !
Dernière descente et l'arrivée !
Dernière descente et l'arrivée !

Dernière descente et l'arrivée !

On file récupérer notre médaille et notre cadeau de finisher, puis direction le ravito d'arrivée pour le debriefing. Nous sommes tous satisfaits de notre course, les sensations ont été très bonnes et à l'unanimité on est tous d'accord pour dire que ce parcours est fabuleux avec en plus des conditions climatiques optimales, un vrai régal.

On se fait une photo souvenir, puis on file ensuite à la douche et on reprendra la route en tout début d'après-midi, Caro restera un peu plus longtemps pour le podium et pour retrouver sa petite famille.

Le bilan est très positif et ce veut rassurant pour la suite. J'ai eu de très bonnes sensations, de très bonnes jambes, sans jamais me mettre dans le rouge, en gestion totale ce qui m'a permis de remonter quelques places sur la fin.

Prochain rendez-vous pas trop prévu mais plutôt fun, le Run & Bike de Craponne, sur la Craponn'hard en binôme avec un pote des Monts du Lyonnais, puis une fin d'année avec la mythique SaintéLyon Solo rallongée pour ses 65 ans (81km et 2200m de D+) !

Merci à toute l'organisation, les bénévoles pour leur gentillesse, les amis, les copains, notre coach de l'ESL Philippe toujours de bons conseils et à la famille évidemment pour les encouragements même à distance on se sent porté.

 

Photo souvenir !

Photo souvenir !

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