Un apperçu du décor et le profil de la course
Un apperçu du décor et le profil de la course

Un apperçu du décor et le profil de la course

En début d'année, au moment où j'établis le programme annuel des courses, je suis tombé dessus un peu par hasard, cherchant une course de montagne en guise de préparation à mon objectif de l'été qui sera l'UTTJ (Un Tour en Terre du Jura, un 110km et 6400m de D+ sur 2j).

J'ai de suite été séduit par cette course, j'ai opté pour le format le plus long pour travailler à la fois de dénivelé et le foncier et quant à faire le déplacement autant que ça vaille le coup !!

C'est donc sans hésiter que je me suis inscrit sur le 57km et ses 3300m de D+. J'en profite pour allier le sport à un week-end famille, j'adore ce partage, ce sport te permet de voyager et découvrir des nouveaux coins de France ou même à l'étranger alors pourquoi s'en priver. Je réserve donc un chalet très bien aménagé dans un camping avec piscine dans le village de Vallouise à quelques hectomètres de l'arrivée, de telle sorte à que tout soit le plus simple possible pour femme et enfants, le but c'est aussi que les choses soient simples pour que tout le monde profite.

On arrive à partir un peu avant 17h le temps de récupérer tout le monde, on a 3h30 de route, donc l'idée était d'arriver pas trop tard sur place car la nuit allait être courte, avec un réveil à 4h, pour un retrait des dossards avant 5h, un départ des navettes pour l'Argentière la Bessée à 5h et un départ de la course à 6h !

Je prévois un temps de course entre 8h et 9h, j'ai mes temps de passages en tête, au mieux les enfants et Julie viendront me voir au 24ème km, car on repasse par Vallouise et au pire ça sera à l'arrivée entre 14h et 15h !

La nuit fût courte, le réveil pique un peu mais sous l'excitation de la course, bizarrement ça passe toujours bien, petit déj pour faire le plein d'énergie, une bonne douche pour se réveiller, je m'équipe en silence pour ne pas réveiller tout ce petit monde qui dort encore à points fermés ! Premier objectif atteint, quitter le chalet à 4h45 sans réveiller personne !!!

Direction, le retrait des dossards, ça sera le numéro 37...retenez bien ce chiffre !! :-)

Je fais le plein des flask, je croise Véro, une connaissance jurassienne qui est là pour le 23km mais qui accompagne aussi son chéri Laurent De Pasqualin un pote Jurassien qui fait la trans'écrins, puis direction la navette. Je retrouve un élite Cyril Cointre, qui s'est un peu fait oublier ces derniers temps pour cause de blessure et de naissance de sa fille m'explique t'il, on papotte bien, c'est ce qui est top dans ce sport c'est que personne se prend la tête malgré des niveaux bien différents. Il est en reprise et vient se tester après une opération de la cheville et de nombreux mois d'arrêts !

On arrive sur place à l'Argentière la Bessée vers 5h30, on se retrouve sur un parking de supermarché, le départ sera donné dans 30', l'arche est montée, la musique se met en route, on patiente jusqu'à ce qu'on nous appelle pour le briefing. Je retrouve donc sur place Laurent, on papotte, il n'a pas la grande forme me dit-il, il a même hésité à basculer sur le 23km, mais il va tenter quand même. Il a déjà fait cette course l'année dernière, il l'a connait bien et s'il revient cette année, c'est que ça doit valoir le coup ! Dans ma tête l'idée est de me mettre sur son tempo (il avait fait 8h18' l'année dernière) et courir ensemble si l'occasion se présente.

On se souhaite bonne course, idem à Cyril, puis le décompte est lancé...c'est parti sur la route l'équivalent d'un petit km, ça ne part pas très vite, ça me va bien, je laisse partir la tête devant, l'objectif pour moi est d'être autour du top 30 donc pas d'affolement, la course est longue.

Au départ à l'Argentière la Bessée
Au départ à l'Argentière la Bessée

Au départ à l'Argentière la Bessée

On se souhaite bonne course avec Laurent, idem avec Cyril, puis le décompte est lancé...c'est parti sur la route l'équivalent de 2 km, ça ne part pas très vite, ça me va bien, je laisse partir la tête devant, l'objectif pour moi est d'être autour du top 30 donc pas d'affolement, la course est longue.

Première bosse qui passe bien, je trottine, j'alterne avec la marche quand la pente s'élève, puis reprend la course, on arrive sur un replat, premier ravito autour du 5ème km, je n'avais pas prévu de m'arrêter, mais finalement je me laisse tenter par les tucs et le comté histoire d'avaler du salé !

Je suis avec la première féminine, qui elle passe tout droit, puis que je rejoindrai un peu plus loin sur une portion relativement plate, roulante, un chemin large avant de bifurquer sur la gauche dans un petit chemin pentu pour attaquer la grosse ascension, une bosse d'un peu plus de 3km et près de 700m de dénivelé !

Je suis avec quelques coureurs autour de moi, dont 2 devants qui semblent bien connaître le parcours et être du coin à les entendre parler. Ils me distancent un peu, je monte sur un bon rythme en alternant la marche et la course, je n'ai toujours pas vu Laurent me rejoindre mais je m'en préoccupe peu, je fais ma course.

J'essaye de conserver ma place au maximum, alors je trottine dès que je peux, mais par endroit la pente s'élève et je marche, un coureur est juste dans mes talons, ça me met un peu la pression pour grimper, ce qui n'est pas plus mal, j'aperçois aussi la première féminine qui n'est pas bien loin, on monte tous à peu près sur le même rythme.

On a quelques passages en sous bois, c'est très agréable, les paysages sont sympas, il faut bien s'occuper un peu l'esprit et profiter de ce la nature nous offre.

Le temps passe plutôt bien, le coureur de derrière en profite à un moment pour me dépasser, pas d'affolement, à mon tour de me mettre derrière lui, une autre forme de motivation, mais il grimpe un peu plus fort, je le laisse donc aller, tandis que les 2 gars du début sont un peu loin déjà.

On traverse un alpage, j'en profite pour re courir, ça fait du bien, puis dernière partie grimpante de cette portion, nous voilà au premier sommet, on avoisine les 2000m d'altitude, il y a quelques personnes pour nous encourager au-dessus ainsi que le photographe qui est posté à cet endroit et clic, c'est dans la boîte !! :-)

Nous sommes donc au col de la Pousterle, km 10 en 1h23' et déjà pas loin de 1000m de D+ !

Passage au col de la Pousterle
Passage au col de la Pousterle

Passage au col de la Pousterle

La suite, c'est de la descente, la première féminine me revient dessus, on fait un bout de chemin ensemble, elle est légèrement devant, j'allonge la foulée sans prendre de risque, on est en descente, puis je la dépasse, il s'en suit une longue portion de plat en sous bois majoritairement pour atteindre le 20ème km où l'on va basculer dans une descente de 3km, bien pentu en zig-zag, c'est plutôt agréable, à l'ombre, un terrain assez souple sans difficulté, j'en profite donc pour allonger la foulée.

La première féminine (Alexandra, une italienne) toujours m'était repassée devant, je ne l'ai plus en ligne de mire, mais j'ai un coureur qui me revient dessus, j'allonge donc un peu plus la foulée, puis fini par revenir sur Alexandra, que je dépasse en bas de la descente sur une portion de plat.

On fera 2km sur plat, on entre dans le village de Vallouise, on approche du ravito, j'avais prévu de faire un point ici sur le chrono. J'avais misé sur 3h15, j'en suis à 2h45' de course et 25km de fait et 1200m de D+, je suis serein et satisfait.

Je pensais apercevoir la petite famille, mais Ju m'a envoyé un texto me disant que les 2 grands dormaient, alors le but n'était pas de les faire se lever pour quelques minutes, je comprends bien, on se verra à l'arrivée.

De mon côté, je prends 8 à 9' au ravito, le temps de faire le plein des flask, me changer je passe du maillot au débardeur car il commence à faire chaud mais largement supportable, on est bien même je dirais et l'occasion aussi de montrer les couleurs de la team des Monts du Lyonnais !!!! :-)

J'assure un bon ravito et repars prêt à en découdre avec la plus grosse difficulté du parcours, l'ascension au col de Vallouise (9km et 1400m de D+), c'est parti sur mon plan de course pour 2h15' de montée !!!

Je sors du ravito, rejoins un coureur, un V2, on échange un peu, c'est sa première aussi, il va donc faire connaissance comme moi avec cette longue grimpette.

Je passe devant, je me sent bien, on traverse des torrents de montagne, la montagne se dresse devant nous et nous sommes qu'au début, on s'entend à un paysage somptueux au-dessus !

Je monte plutôt bien, je le distance légèrement, il monte à son rythme, moi au miens, je me sert des bâtons, ça fait du bien, ça aide à pousser dans la pente, puis j'ai quelques coureurs en ligne de mire, que je me fixe comme but. Le but dans cette ascension est de ne pas me faire remonter par des coureurs.

Tout se passe bien, j'approche des coureurs de devant, je calcul même les écarts en me fixant des points fixes, je vois que les écarts diminuent, je passe de 1', à 45", puis 30" etc...je croise un coureur en sens inverse qui visiblement s'est fait la cheville...il m'encourage et m'annonce 40ème (merci, ça permet de savoir en j'en suis), dans ma tête le calcul est simple ça fait 10 coureurs à remonter !!

Plus on grimpe, plus on est à découvert, heureusement que le soleil ne chauffe pas trop et les paysages sont magnifiques. On traverse même quelques névés, j'en profite pour immortaliser ces instants, car honnêtement ce n'est pas quelques photos en grimpant qui changeront la donne, mais me permettront de faire partager ce que la nature nous offre !

Plus ça va, plus je me rapproche donc des coureurs de devant, un coureur me revient dessus, il grimpe mieux que moi, me dépasse et à mon tour quelques mètres plus loin de dépasser un, puis 2 puis 3 coureurs ça fait du bien au moral.

Plus on avance plus la pente est raide, quelques passages techniques à enjamber les cailloux, les rochers, je m'hydrate bien, je m'alimente aussi, il ne faut rien négliger pour arriver au sommet pas trop entamé !!

En parlant du sommet, on approche petit à petit, on aperçoit du monde tout la haut, encore quelques passages un peu techniques, un coup d'œil à la montre à approche la barre des 2500m de D+ cumulé depuis le début, on est plus très loin.

Encore un effort et nous y sommes, c'est somptueux, les organisateurs sont là pour nous encourager et nous pointer, je suis à 4h45' de course, 1h55' pour grimper, je suis serein, j'avais prévu d'être là haut à 11h30 et il est 11h08', nous sommes au 34ème km.

 

 

La trans'écrins, une course 100% montagne dans un décor magnifique !
La trans'écrins, une course 100% montagne dans un décor magnifique !
La trans'écrins, une course 100% montagne dans un décor magnifique !
La trans'écrins, une course 100% montagne dans un décor magnifique !

On bascule donc en descente, sur un névé, une vraie piste de luge, difficile de courir sans glisser, c'est plutôt marrant mais pas très stable ! Un coureur passe même à côté de moi sur les fesses me disant que ça va plus vite comme ça, oui en effet, je le rejoindrai un peu plus loin.  Puis on descend à travers des alpages, on traverse plusieurs autres névés, c'est un peu frustrant car malgré la descente, on difficilement allonger la foulée pour soigner la moyenne de part la technicité du parcours, on peut à tout moment se faire une cheville.

Je sympathise avec un coureur juste derrière moi, Vincent, on discute, on fait connaissance, il a travaillé pour la GTJ (Grande Traversée du Jura) il y a quelques années, il habite dans le Pilat, on a un pote en commun, bref, ça fait passer le temps aussi et c'est plutôt sympa cet échange.

On traverse quelques pierriers, il prend les commandes, me distance un peu, puis je le rejoins un peu plus loin, en bas de la descente sur une portion un peu plate, juste avant d'attaquer la prochaine bosse qui va nous mener au col de la Pisse, dernière grosse bosse du parcours. 

Nous voilà lancés dans l'ascension du col de la Pisse, 3km et près de 400m de D+, qui commence sur une mono trace à travers un alpage, c'est plutôt sympa, un petit ruisseau coule pas très loin, nous sommes entourés de montagnes, c'est fabuleux.

Ascension au col de la Pisse
Ascension au col de la Pisse
Ascension au col de la Pisse

Ascension au col de la Pisse

Je jette un coup d'œil derrière, quelques coureurs, mais c'est très étalé, le plus proche est à 200m environ, je prévois donc de faire mon ascension sans me faire remonter et en gardant Vincent en ligne de mire.

Il monte bien, je ne m'affole pas, je monte à mon rythme à ce stade la fatigue commence à se faire ressentir, mais tous les voyants sont encore bien verts !!

J'aperçois une personne un peu plus haut, je reviens dessus, une femme dossard bleu, elle est sur le 34km, je la dépasse puis continue mon ascension, la pente se redresse, la vue est très dégagée, ce qui permet de bien voir où l'on va, rassurant ou pas, on sait ce qui nous attend à peu de chose près !

Vincent me distance, de mon côté je distance aussi le coureur qui me précédait, me voilà un peu seul au milieu de cette montagne, il reste plus grand chose avant d'atteindre le sommet. Je constate au loin, qu'il se termine sur un névé qui faut grimper pour terminer cette ascension, j'approche petit à petit, les cuisses commencent à fatiguer, je passe la barre des 3000m de D+ mais je me sent plutôt bien et heureux d'être ici, car le reste ça sera majoritairement sur un profil descendant.

Je passe à la hauteur des organisateurs tout en franchissant ce névé, des marches sont même taillées dans la neige pas les coureurs, puis je bascule en descente légère, Vincent lui fait une pause au-dessus du col, pour ma part pas de temps à perdre, il devrait bien me rejoindre.

J'ai 6 minutes d'avance sur mon temps prévisionnel, nous sommes au 41ème km en 6h24' et un peu plus de 3000m de D+ au compteur.

La suite en descente pas très roulante une fois de plus, un petit sentier où je me retrouve seul, je me demande même parfois si je cours sur le bon chemin, mais visiblement oui car j'aperçois de la rubalise mais c'est plutôt espacée et aucun coureur ni devant ni derrière. Je pense me situer autour de la 36ème place, j'aimerais allonger un peu plus pour aller chercher les coureurs devant, mais ça semble compliqué et risqué par endroit de part la technicité du parcours.

Vincent fini par me rejoindre sur une portion plutôt plate, on croise un organisateur qui nous demande de faire preuve d'une grande prudence au passage d'un névé en dévers total, il y a même une petite corde si on veut se tenir, le passage est délicat, mais ça passe, puis on se remet à courir, pour se lancer l'un derrière l'autre dans une pente assez raide mais qui se court bien, en faisant attention évidemment, en zig-zag, on double quelques coureurs mais du 34km.

Puis on marque une courte pause dans un torrent pour se rafraîchir, mes cuisses m'ont envoyé quelques signaux d'alertes, alors je les arrosent d'eau bien fraîche, je m'hydrate, me rafraîchis, ça fait un bien fou et d'en haut on aperçoit le dernier ravito, celui de Chambran, km48. Après cette longue descente qui nous aura bien cassé les fibres, je ne suis pas mécontent de faire un stop pour refaire le plein d'une flask, ça suffira et surtout de grignoter quelques morceaux de comté et quelques tucs. Un point sur le chrono, je suis toujours dans les temps, j'arrive en 7h23', soit 7 petites minutes d'avance sur mon prévisionnel.

Au ravito on retrouve quelques coureurs du 57km, puis du 34km. Je ne m'atarde pas de trop, une des organisatrice m'annonce qu'il reste 10 bons km...comment ça...57 - 48 = 9 et nous sommes à 48,6...donc cela signifie qu'on part plutôt pour 59km que 57km, ça paraît pas, mais les 2 derniers km quand tu sais que normalement c'est fini, ce sont les plus longs !! Bref, pas d'affolement, dans tous les cas, je pars revigoré sur un chemin plat assez large, on passe une portion de bitume les allures ne sont pas fameuses, mais quand même je suis entre 11 et 12 km/h je m'en contente à ce stade de la course, je peux guère faire mieux, je remonte des coureurs du 34km, un photographe est là et clic c'est dans la boîte !

 

Un peu après Chambran

Un peu après Chambran

Il reste donc maintenant un peu plus de 8km, Vincent me revient dessus, je ne le reverrai plus jusqu'à l'arrivée, il a bien allongé la foulée, les coureurs du ravito me dépassent à leur tour, ça remet le compteur à zéro car je les avais dépassé au ravito. On quitte la route pour un petit chemin en descente, les jambes sont lourdes, les appuis fuyants, mais j'arrive encore à descendre sans trop de mal.

Les km défilent, puis on rejoint une petite portion de route, j'en profite pour demander de nouveau combien de km il reste et la dame m'annonce 5 bons km...donc effectivement en regardant la montre on sera plus proche des 59km que des 57km.

La suite se passe le long de la rivière Le Gyr, ça donne envie de sauter dedans pour se rafraîchir, on a droit à tout, du plat, des légères descentes, des coups de cul, 2 coureurs du 57km me dépassent, ça m'agace, mais je ne peux pas accrocher alors sans regret, les jambes en ont marre et ces 2km de plus t'en mette un coup au moral mine de rien.

Je remonte des coureurs du 34km qui peine à terminer, mais qui avancent quand même, la chaleur s'est installée, heureusement qu'on a profité de la fraîcheur jusque là. J'ai une chose en tête, maintenir mon cap, je regarde la montre les km défilent mais les minutes aussi, j'ai passé les 8h15' que j'avais fixé sur mon plan de course au 56ème km, pas si mal, mais finalement il en reste encore 3 !!!

Les derniers km sont un peu interminables, on n'en voit pas le bout, je pense à toute la petite famille qui doit m'attendre, je leur avais parlé d'une arrivée entre 14h et 15h, je n'ai pas réussi à les prévenir par manque de réseau, donc ils doivent être là depuis peu à m'attendre, ça motive pour finir ces derniers km.

Puis ça y est j'aperçois l'église de Vallouise, signe d'une arrivée imminente, je suis dans les derniers hectomètres et je vois au loin Julie et les enfants qui m'attendent à l'ombre ! Ils viennent à ma rencontre, Louison est hésitante, elle part devant puis rebrousse chemin, mes 2 grands sans hésitation viennent me rejoindre, un dans chaque main, puis finalement Louison prendra le pas derrière, pour franchir la ligne elle aussi juste derrière nous, quel bonheur.

Je termine donc en 8h37', 37ème au général, dossard 37 à 37 ans, je vous avais bien dit de retenir ce chiffre !!! :-)

Je suis heureux d'en finir, j'ai les jambes bien cuites mais tout s'est bien déroulé, une fatigue normale, sans douleur, le pied total avec une bonne gestion de course et de très bonnes sensations.

Je me déchausse direct, ma chérie avait prévu mes tongues et je file direct dans la fontaine de la place, lieu de rassemblement de tous les coureurs, une sorte de cryothérapie au naturel qui fait un bien fou !!

L'arrivée en famille et la fontaine de cryo naturelle !!
L'arrivée en famille et la fontaine de cryo naturelle !!

L'arrivée en famille et la fontaine de cryo naturelle !!

Je suis plutôt satisfait de ma course, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, j'ai profité un max de ce que la nature a pu nous offrir tout au long du parcours et réalise vraiment la chance que l'on a d'avoir 2 jambes pour nous grimper si haut voir de si beaux panoramas de montagne. Ce fût une course en comité restreint comme j'aime et loin de l'élitisme des grandes manifestations, même si parfois ça fait du bien de se retrouver au milieu des champions !

J'ai respecté mon timing initial d'être entre 8h et 9h de course, j'aurais aimé titiller un peu plus près des 8h, titiller aussi un peu plus près du top 30, j'aurais aimé descendre plus vite mais c'était au risque de se faire une cheville ou plus et j'aurais aimé allonger un peu plus la foulée sur la fin, mais les jambes en avaient assez !

Je suis satisfait car la gestion fût bonne, la prépa a servi, les séances de dénivelé parfois rébarbatives, le foncier, les entraînements par tous les temps par toutes les heures servent des jours comme ceci et ça c'est une grande satisfaction pour moi !

J'ai profité pleinement de la course aussi, sans douleur ni bobo car j'avoue qu'après mes quelques péripéties que je traîne depuis février entre un tendon qui siffle et mon accident de vélo, il a fallu cravacher dur ces dernières semaines pour arriver prêt et ça c'est une belle revanche, maintenant que tout va bien et que les voyants sont au vert !

Cette fois-ci, on pourrait se dire que je vais réduire et bien non, je me sers de cette course qui n'étais pas un objectif en soi, mais plutôt une course de préparation où j'ai voulu profiter pleinement d'un week-end sport - famille à la montagne avec une belle sortie longue, pour maintenant préparer l'objectif jurassien de l'année, l'UTTJ (Un Tour en Terre du Jura, 110km et 6400m de D+ sur 2j au départ de St Claude : un premier jour à 67km et 4000m de D+ et le lendemain 43km et 2400m de D+).

Un endroit qui m'est cher, où je vais retrouver quelques connaissances, ma famille également et où je vais encore découvrir des nouveaux chemins sur mes terres jurassiennes dans la bonne humeur car cette course est très bien organisée, à la bonne franquette aussi, avec peu de participant et une ambiance très conviviale !

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